victime
femme en difficulté
violence conjugale

Violence faite aux femmes

La violence familiale au Canada :

un profil statistique, 2011

Diffusé à 8 h 30, heure de l'Est dans Le Quotidien, le mardi 25juin 2013

Les affaires de violence familiale représentaient 26 % des crimes violents déclarés par la police en 2011, soit une proportion semblable à celle notée en 2010. Environ la moitié (49 %) des quelque 95 000 victimes de violence familiale entretenaient une relation conjugale avec l'auteur présumé, y compris les conjoints de fait et les conjoints en droit (actuels ou anciens).

De plus, 18 % des victimes étaient l'enfant de l'auteur présumé, 13 % étaient un membre de la famille élargie, 11 % étaient un frère ou une sœur et 9 % étaient un parent, le plus souvent un parent âgé.

Comme les tendances générales des crimes déclarés par la police, la violence commise envers des membres de la famille et déclarée par la police semble être à la baisse, des reculs ayant été observés au chapitre des homicides et des voies de fait.

En 2011, le taux d'homicides dans la famille pour 1 million d'habitants était de 47 % inférieur à celui noté en 1981. Plus récemment, les taux de voies de fait contre des membres de la famille ont diminué de 6 % depuis 2009, et les agressions sexuelles ont reculé de 5 %.

L'infraction la plus souvent commise envers des membres de la famille et signalée à la police en 2011 est demeurée les voies de fait simples, qui comprennent le fait de pousser une personne, de la gifler et de la frapper à coups de poing, sans lui infliger des blessures corporelles graves. La deuxième infraction la plus souvent déclarée était les voies de fait majeures, qui comprennent les voies de fait armées ou causant des lésions corporelles; venaient ensuite les menaces.

À l'instar des années précédentes, la plupart des victimes de violence familiale étaient de sexe féminin. Elles représentaient

80 % des victimes de violence conjugale, 63 % des parents victimes de violence, 58 % des
membres de la famille élargie victimes, 57 % des enfants victimes et 57 % des frères et sœurs victimes.



La violence entre partenaires intimes

· En 2011, environ 97 500 personnes ont été victimes de violence entre partenaires intimes, ce qui représentait un taux de 341 victimes pour 100 000 habitants. La grande majorité des victimes (80 %) étaient des femmes, un résultat qui concorde avec ceux observés au fil des ans.

· Comme dans le cas des crimes violents en général, les jeunes Canadiens étaient plus souvent victimes de violence entre partenaires intimes. Les femmes et les hommes à la fin de la vingtaine et au début de la trentaine affichaient les plus forts taux de victimisation avec violence entre partenaires intimes, et ils étaient suivis de près des jeunes de 15 à 24 ans.Les taux diminuaient généralement au fur et à mesure qu’augmentait l’âge, mais ils étaient plus élevés dans le cas desfemmes pour chaque groupe d’âge.

· Le risque d’homicide entre conjoints, bien qu’il soit relativement faible, est plus élevé après une séparation et chez les personnes vivant en union libre.

· La plupart des victimes de violence entre partenaires intimes ont subi des voies de fait. Ces infractions étaient plus fréquentes dans les affaires de violence conjugale commises contre un partenaire actuel que dans celles perpétrées à l’endroit d’un ex-partenaire.


référence:Article de Juristat — La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2011

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